• Je voudrais, par l'intermédiaire de cette page, créer un pôle convivial, d'échanges et de partage de réflexions, d'idées et des expériences de chacun d'entre nous, concernés par la Vie et la Santé et ses interactions avec l'environnement.

    Ce pôle pourrait être un des attracteurs d'un vaste réseau transdisciplinaire de compétences, riche de sa multidiversité et de ses origines variées, alternative au dogmatisme ambiant.

    Ce site est ouvert, les informations données, synthèse d'une longue expérience et de multiples contacts et lectures, sont certainement incomplètes et doivent s'enrichir avec le temps. Elles ne peuvent en aucun cas, pour les malades, se substituer au diagnostic et au traitement d'un praticien compétent et reconnu.

    Généralités

    Les Savoirs de la médecine générale ont longtemps reposé sur des bases empiriques qui en faisaient un ensemble informel et subjectif.

    DES MODÈLES RÉDUCTEURS

    Pour définir la médecine générale, plusieurs modèles théoriques ont été présentés. Une première conception a fait état d'un système composé d'un fragment de chaque spécialité et la juxtaposition de ces fragments constituerait un ensemble homogène. Dans cette optique, la médecine générale serait une discipline patchwork constituée d'un petit morceau de savoir sur tout. Cette conception est centrée sur la maladie et ne rend pas compte d'une réalité bien plus complexe.

    Parallèlement, et au nom de l'unicité de la médecine, une autre définition a été proposée. La médecine générale correspondrait à l'application d'un même savoir médical mais appliqué dans un autre lieu que l'hôpital. Dans cette approche, la médecine générale ne serait qu'une discipline d'exercice. Son contenu ne serait pas différent de celui de la médecine interne par exemple, mais ses conditions d'application seraient particulières. Cette perspective est centrée sur le médecin et ne peut recouvrir tout le champ de la pratique.

    Ces deux modèles sont insatisfaisants, car ils simplifient à l'extrême l'identité de la médecine générale, "empruntent" son contenu à d'autres disciplines, et font abstraction du patient.

    La question fondamentale est : existe-t-il un contenu spécifique de la médecine générale, et si oui, quels sont les éléments qui permettent de le développer ?

    LES PRINCIPES ESSENTIELS

    L'approche théorique de la médecine générale repose sur dix principes essentiels. C'est leur coexistence qui permet de définir une discipline clinique.

    • La prise en compte de l'environnement du patient

    • Un champ d'activité défini à partir des besoins et des demandes des patients

    • Une réponse à la majorité des motifs de recours aux soins

    • Une démarche diagnostique orientée par la faible prévalence des maladies graves

    • Une intervention au stade précoce des maladies

    • La gestion simultanée de plaintes et de pathologies multiples

    • La capacité de suivi au long cours

    • L'aptitude à la coordination des soins

    • Une pratique efficiente

    Le point de départ de la démarche clinique est le patient : ses demandes, ses besoins et sa personnalité. Il est aussi important de s'occuper du vécu de la maladie que de la maladie elle-même, car l'anamnèse centrée sur le patient améliore le résultat final. Le dénominateur commun est la personne, avec ses croyances, ses peurs, ses attentes, ses affections. 

    Quatre conséquences en découlent :

    • la décision résulte d'une négociation avec le patient,
    • la prise en compte des aspects personnels demande un travail relationnel et donc une formation adaptée,

    • la relation médecin-malade qui procède de cette approche, inclut le médecin dans le processus thérapeutique,

    • dans les études épidémiologiques, la primauté du patient nécessite l'utilisation de classifications à plusieurs entrées comme la Classification Internationale des Soins Primaires (CISP).

    UN MODÈLE GLOBAL

    La médecine générale est construite sur un modèle théorique différent de celui de la médecine spécialisée, même s'il repose sur des connaissances biomédicales de base communes.

    Elle reproduit un modèle global, centré sur le patient, ouvert sur l'extérieur, considérant la maladie comme l'ensemble ou la résultante de facteurs organiques, humains et environnementaux. Cette conception de la santé en tant que phénomène complexe est comparable à l'approche psychoneuroendocrinoimmunologique. Elle nécessite un système de formation spécifique, issu des sciences biologiques comme des sciences humaines, visant à l'acquisition de compétences scientifiques et relationnelles. Elle doit reposer sur une recherche appliquée, permettant d'affiner et de valider son contenu.

    Ce modèle global intègre les fonctions spécifiques de la médecine générale : le premier recours, la prise en charge globale, la continuité et le suivi, la coordination des soins et le rôle de santé publique. Il est caractérisé par des démarches diagnostiques et des stratégies thérapeutiques spécifiques. Il détermine les tâches professionnelles qui découlent des fonctions et qui en permettent l'application sur le terrain. Il permet de décrire une discipline médicale qui se trouve à l'interface de l'individu et de la collectivité.

    Le modèle global qui résulte de ces principes s'organise en un ensemble conceptuel, dont l'appropriation par la communauté généraliste, renforce la discipline dans ses dimensions de soins, d'enseignement et de recherche.

    L'Evidence Based Medicine (EBM) a montré que pour une médecine rigoureuse, il fallait au moment de la prise de décision, intégrer à la fois les données actuelles de la science, les circonstances cliniques, l'information, les préférences et le comportement du patient. L'ensemble est traversé par les compétences du médecin, résultant de son expérience, de ses savoir-faire, et de son vécu affectif et culturel. La démarche est essentiellement centrée sur le patient.

    Mais pour beaucoup d'entre nous, le diagnostic de maladie se fait en référence aux connaissances académiques, avec son approche analytique pure, séquentielle et linéaire, ne peut rendre compte de la réalité complexe de notre malade.


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  • Actualités

       Natural Source fête ses dix ans à New York!

    Site Natural Source



    Pour le dixième anniversaire de la société, Natural Source invite au symposium qui se tiendra le week-end du 28 Octobre 2006 à Columbia University.

    Cet événement, au choix sur un week-end ou une journée de conférences, vous permettra d'apprécier le bilan de ces dix dernières années ainsi que les nouveaux projets liés aux essais cliniques actuellement en cours aux Etats-Unis.

     

    Action extrait de Rauwolfia Vomitoria sur cancer de la prostate

     

    L' équipe scientifique qui vient de publier cet article a confirmé in vitro et in vivo la capacité des deux extraits végétaux, le Pao pereira et le Rauwolfia vomitoria mis au point par Natural Source International Ltd., à tuer sélectivement les cellules cancéreuses de la prostate. La bonne tolérance de ces deux produits chez l'animal est également confirmée. Dans une brillante étude plus spécifique à l'activité du Rauwolfia vomitoria, les chercheurs ont analysé en profondeur les modifications intervenant au niveau de certains gènes essentiels à la survie de la cellule. Lorsque cette dernière est mise en présence de l'extrait de Rauwolfia vomitoria, le comportement de plusieurs gènes s'en trouve modifié. Ces résultats permettent de mieux comprendre le mécanisme cellulaire qui aboutit à éliminer la cellule cancéreuse. Ils sont donc en parfaite cohérence avec les conclusions antérieurement obtenues par le professeur Mirko Beljanski.



    1: Int J Oncol. 2006 Nov;29(5):1065-73.Links

    Anti-prostate cancer activity of a beta-carboline alkaloid enriched extract from Rauwolfia vomitoria.

    Bemis DL, Capodice JL, Gorroochurn P, Katz AE, Buttyan R.

    Department of Urology, College of Physicians and Surgeons, Columbia University Medical Center, Herbert Irving Pavilion, New York, NY 10032, USA. dlb2004@columbia.edu

    The tropical shrub, Rauwolfia vomitoria, is a medicinal plant used traditionally to treat a variety of ailments. A bioactive beta-carboline alkaloid, alstonine, present in this extract was previously shown to have anti-cancer activity against cancer cell lines. This study considers the potential anti-prostate cancer activity of this extract in vitro and in vivo. Rauwolfia vomitoria extract standardized for beta-carboline alkaloids was tested for ability to influence the growth and survival of the human LNCaP prostate cancer cell line. A WST-1 assay was used to measure cell growth, and cell cycle analyses were conducted with flow cytometry. Western blot detection of PARP cleavage and accumulation of cells containing sub-genomic DNA indicated induction of apoptosis. Pathway specific microarray analyses were utilized to identify the effect of Rauwolfia extract on the expression of 225 genes. Mice xenografted with LNCaP cells were treated with the extract or placebo control, and tumor growth was measured for 5 weeks. The effects of the extract on xenografted tumor cell proliferation and apoptosis were measured by in situ BrdU incorporation and TUNEL staining. Rauwolfia extract decreased in vitro cell growth in a dose-dependent manner (p<0.001) and induced the accumulation of G1 phase cells. PARP cleavage demonstrated that apoptosis was induced only at the highest concentration tested (500 microg/ml) which was confirmed by detection of cells containing sub-genomic DNA. The expression of genes associated with DNA damage signaling pathway was up-regulated by Rauwolfia treatment, including that of GADD153 and MDG. The expression of a few cell cycle genes (p21, cyclin D1 and E2F1) was also modulated. These alterations were confirmed by RT-PCR. Tumor volumes were decreased by 60%, 70% and 58% in the groups fed the 75, 37.5 or 7.5 mg/kg Rauwolfia, respectively (Kruskal-Wallis test, p<0.001). The Rauwolfia vomitoria extract significantly suppressed the growth and cell cycle progression of LNCaP cells, in vitro and in vivo.

    PMID: 17016636 [PubMed - indexed for MEDLINE]

     

    Appel de Luxembourg

     

    Pour l’interdiction des amalgames dentaires au mercure

     

    Invités par l’ONG luxembourgeoise « AKUT asbl » et « l’European Academy for Environmental Medicine » (EUROPAEM) et sous le Haut Patronage du Ministre de la Santé luxembourgeois, d’éminents scientifiques, chercheurs, médecins, hommes politiques et représentants d’ONG et d’associations de patients se sont réunis à Luxembourg pour débattre et pour attirer l’attention sur les risques considérables en matière de santé et d’environnement du mercure des amalgames dentaires.

    A la fin de cette conférence internationale, les participants ont lancé l’appel solennel qui suit à l’adresse de la Commission européenne, du Parlement Européen et à l’adresse de toutes les autorités sanitaires endéans et en dehors de l’Europe afin de décider, le plus rapidement possible, l’interdiction du mercure dans les matériaux dentaires.

    Appel de Luxembourg

    Les signataires, participants de la Conférence internationale de Luxembourg et/ou partisans des objectifs de cette conférence :

    . considérant la toxicité scientifiquement démontrée et donc le potentiel nuisible à la santé et à l’environnement du mercure et des liaisons du mercure

    . considérant les efforts de L’UNEP ainsi que la Communication de la Commission Européenne au Conseil et au Parlement européen concernant la stratégie communautaire relative au mercure

    . prenant acte de la résolution du Parlement européen concernant cette stratégie communautaire et tenant compte de la remise en question et des réserves y contenues relatives à l’utilisation des amalgames dentaires au mercure

    . se référant au fait que depuis longtemps déjà, tant sur le plan européen qu’international, des scientifiques et chercheurs indépendants, des médecins de l’environnement, des médecins et dentistes critiques ainsi que des représentants d’ONG et d’associations de patients ne cessent de prévenir les responsables politiques et l’opinion publique des dangers du mercure, notamment aussi dans le cadre de la médecine dentaire

    . vu le fait que ces avertissements s’appuient entre autre aussi sur l’application du principe de précaution et sur une politique de prévention environnementale et sanitaire responsable

    . considérant l’évidence scientifique de plus en plus concrète de troubles de santé et de

    maladies chroniques induits par le mercure dentaire

    . s’appuyant sur le fait que l’amalgame au mercure n’est pas un alliage stable, mais un mélange qui dans la durée conduira à la libération de mercure et d’autres métaux

    . considérant que tant des essais sur animaux que sur des cellules vivantes ainsi que des études d’obduction chez l’homme montrent de forts indices quant à la concentration de ces métaux dans les cellules, tissus et organes humains

    . considérant que c’est surtout la vapeur mercurielle qui est absorbée facilement et qui est accumulée dans les cellules et tissus

    . relevant le fait que le mercure accumulé par la vapeur mercurique constitue une accumulation primaire et importante à laquelle s’ajoutent d’autres sources ou formes de mercure présentes dans la chaîne alimentaire

    . considérant que cette accumulation de mercure peut provoquer des maladies chroniques en fonction de la dose, du temps et du moment de l’exposition, de la susceptibilité individuelle et du fonctionnement des mécanismes de détoxication innés ou acquis

    . se référant au fait que dans les pays industrialisés le mercure dentaire constitue la seconde source de pollution de l’environnement et de la chaîne alimentaire

    . avertis du potentiel de nuisance pour la santé du mercure et notamment :

    o de la toxicité cellulaire en général et de la toxicité pour les membranes cellulaires

    o de la neurotoxicité

    o de son potentiel de modulation du système immunitaire et de son immunotoxicité

    o de ses effets négatifs pour le système endocrinien

    o de ses risques pour la fertilité

    o et pour le développement embryonal et fétal

    . considérant dans ce contexte que les études scientifiques se multiplient associant le mercure et les métaux dentaires avec des pathologies très graves

    . concluant de ce fait que le mercure dentaire constitue non seulement un risque irresponsable pour beaucoup d’adultes, mais aussi pour toute vie pendant et après la grossesse

     

    Sont d’avis

    que les autorités de l’Union Européenne, l’OMS ainsi que les Ministères nationaux de la santé doivent tenir compte de façon sérieuse de ces avertissements de plus en plus nombreux

    que la conclusion en est que le mercure doit être interdit dans les matériaux dentaires le plus vite possible

     

    Luxembourg, le 10 Novembre 2007

    Jean Huss

    AKUT asbl, LUXEMBOURG

    Dr. Kurt E Müller

    European Academy for Environmental Medicine e. V., GERMANY

    Marie Grosman

    Prof. agrégée de biologie, Association Non au mercure dentaire, FRANCE

    Prof. Boyd E. Haley

    Professor of Chemistry-Biochemistry, University of Kentucky, Lexington, USA

    Dr. Graeme Munro-Hall

    International Academy of Oral Medicine and Toxikology, UNITED KINGDOM

    Dr. Joachim Mutter

    Institute of Environmental Medicine and Hospital Epidemiology at the University Medical Center, Freiburg, GERMANY

    Prof. André Picot

    Directeur honoraire de Recherche CNRSPrésident de l`Assosication de Toxicologie - Chimie ATC, Paris, FRANCE

    Prof. Vera Stejskal

    Associate Professor at University of Stockholm and First Faculty, Charles University Prague; Danderyd, SWEDEN

    Pour signer l'appel

    http://www.akut.lu

    www.europaem.de

     

    Actualités

     

     

     


     - Natural Source fête ses dix ans à New York!

    Columbia 



    Pour le dixième anniversaire de la société, Natural Source invite au symposium qui se tiendra le week-end du 28 Octobre 2006 à Columbia University.



    Cet événement, au choix sur un week-end ou une journée de conférences, vous permettra d'apprécier le bilan de ces dix dernières années ainsi que les nouveaux projets liés aux essais cliniques actuellement en cours aux Etats-Unis.

     

    Action extrait de Rauwolfia Vomitoria sur cancer de la prostate

     

    L' équipe scientifique qui vient de publier cet article a confirmé in vitro et in vivo la capacité des deux extraits végétaux, le Pao pereira et le Rauwolfia vomitoria mis au point par Natural Source International Ltd., à tuer sélectivement les cellules cancéreuses de la prostate. La bonne tolérance de ces deux produits chez l'animal est également confirmée. Dans une brillante étude plus spécifique à l'activité du Rauwolfia vomitoria, les chercheurs ont analysé en profondeur les modifications intervenant au niveau de certains gènes essentiels à la survie de la cellule. Lorsque cette dernière est mise en présence de l'extrait de Rauwolfia vomitoria, le comportement de plusieurs gènes s'en trouve modifié. Ces résultats permettent de mieux comprendre le mécanisme cellulaire qui aboutit à éliminer la cellule cancéreuse. Ils sont donc en parfaite cohérence avec les conclusions antérieurement obtenues par le professeur Mirko Beljanski.



    1: Int J Oncol. 2006 Nov;29(5):1065-73.Links

    Anti-prostate cancer activity of a beta-carboline alkaloid enriched extract from Rauwolfia vomitoria.

    Bemis DL, Capodice JL, Gorroochurn P, Katz AE, Buttyan R.

    Department of Urology, College of Physicians and Surgeons, Columbia University Medical Center, Herbert Irving Pavilion, New York, NY 10032, USA. dlb2004@columbia.edu

    The tropical shrub, Rauwolfia vomitoria, is a medicinal plant used traditionally to treat a variety of ailments. A bioactive beta-carboline alkaloid, alstonine, present in this extract was previously shown to have anti-cancer activity against cancer cell lines. This study considers the potential anti-prostate cancer activity of this extract in vitro and in vivo. Rauwolfia vomitoria extract standardized for beta-carboline alkaloids was tested for ability to influence the growth and survival of the human LNCaP prostate cancer cell line. A WST-1 assay was used to measure cell growth, and cell cycle analyses were conducted with flow cytometry. Western blot detection of PARP cleavage and accumulation of cells containing sub-genomic DNA indicated induction of apoptosis. Pathway specific microarray analyses were utilized to identify the effect of Rauwolfia extract on the expression of 225 genes. Mice xenografted with LNCaP cells were treated with the extract or placebo control, and tumor growth was measured for 5 weeks. The effects of the extract on xenografted tumor cell proliferation and apoptosis were measured by in situ BrdU incorporation and TUNEL staining. Rauwolfia extract decreased in vitro cell growth in a dose-dependent manner (p<0.001) and induced the accumulation of G1 phase cells. PARP cleavage demonstrated that apoptosis was induced only at the highest concentration tested (500 microg/ml) which was confirmed by detection of cells containing sub-genomic DNA. The expression of genes associated with DNA damage signaling pathway was up-regulated by Rauwolfia treatment, including that of GADD153 and MDG. The expression of a few cell cycle genes (p21, cyclin D1 and E2F1) was also modulated. These alterations were confirmed by RT-PCR. Tumor volumes were decreased by 60%, 70% and 58% in the groups fed the 75, 37.5 or 7.5 mg/kg Rauwolfia, respectively (Kruskal-Wallis test, p<0.001). The Rauwolfia vomitoria extract significantly suppressed the growth and cell cycle progression of LNCaP cells, in vitro and in vivo.

    PMID: 17016636 [PubMed - indexed for MEDLINE]

     

    Appel de Luxembourg

     

    Pour l’interdiction des amalgames dentaires au mercure

     

    Invités par l’ONG luxembourgeoise « AKUT asbl » et « l’European Academy for Environmental Medicine » (EUROPAEM) et sous le Haut Patronage du Ministre de la Santé luxembourgeois, d’éminents scientifiques, chercheurs, médecins, hommes politiques et représentants d’ONG et d’associations de patients se sont réunis à Luxembourg pour débattre et pour attirer l’attention sur les risques considérables en matière de santé et d’environnement du mercure des amalgames dentaires.

    A la fin de cette conférence internationale, les participants ont lancé l’appel solennel qui suit à l’adresse de la Commission européenne, du Parlement Européen et à l’adresse de toutes les autorités sanitaires endéans et en dehors de l’Europe afin de décider, le plus rapidement possible, l’interdiction du mercure dans les matériaux dentaires.

    Appel de Luxembourg

    Les signataires, participants de la Conférence internationale de Luxembourg et/ou partisans des objectifs de cette conférence :

    . considérant la toxicité scientifiquement démontrée et donc le potentiel nuisible à la santé et à l’environnement du mercure et des liaisons du mercure

    . considérant les efforts de L’UNEP ainsi que la Communication de la Commission Européenne au Conseil et au Parlement européen concernant la stratégie communautaire relative au mercure

    . prenant acte de la résolution du Parlement européen concernant cette stratégie communautaire et tenant compte de la remise en question et des réserves y contenues relatives à l’utilisation des amalgames dentaires au mercure

    . se référant au fait que depuis longtemps déjà, tant sur le plan européen qu’international, des scientifiques et chercheurs indépendants, des médecins de l’environnement, des médecins et dentistes critiques ainsi que des représentants d’ONG et d’associations de patients ne cessent de prévenir les responsables politiques et l’opinion publique des dangers du mercure, notamment aussi dans le cadre de la médecine dentaire

    . vu le fait que ces avertissements s’appuient entre autre aussi sur l’application du principe de précaution et sur une politique de prévention environnementale et sanitaire responsable

    . considérant l’évidence scientifique de plus en plus concrète de troubles de santé et de

    maladies chroniques induits par le mercure dentaire

    . s’appuyant sur le fait que l’amalgame au mercure n’est pas un alliage stable, mais un mélange qui dans la durée conduira à la libération de mercure et d’autres métaux

    . considérant que tant des essais sur animaux que sur des cellules vivantes ainsi que des études d’obduction chez l’homme montrent de forts indices quant à la concentration de ces métaux dans les cellules, tissus et organes humains

    . considérant que c’est surtout la vapeur mercurielle qui est absorbée facilement et qui est accumulée dans les cellules et tissus

    . relevant le fait que le mercure accumulé par la vapeur mercurique constitue une accumulation primaire et importante à laquelle s’ajoutent d’autres sources ou formes de mercure présentes dans la chaîne alimentaire

    . considérant que cette accumulation de mercure peut provoquer des maladies chroniques en fonction de la dose, du temps et du moment de l’exposition, de la susceptibilité individuelle et du fonctionnement des mécanismes de détoxication innés ou acquis

    . se référant au fait que dans les pays industrialisés le mercure dentaire constitue la seconde source de pollution de l’environnement et de la chaîne alimentaire

    . avertis du potentiel de nuisance pour la santé du mercure et notamment :

    o de la toxicité cellulaire en général et de la toxicité pour les membranes cellulaires

    o de la neurotoxicité

    o de son potentiel de modulation du système immunitaire et de son immunotoxicité

    o de ses effets négatifs pour le système endocrinien

    o de ses risques pour la fertilité

    o et pour le développement embryonal et fétal

    . considérant dans ce contexte que les études scientifiques se multiplient associant le mercure et les métaux dentaires avec des pathologies très graves

    . concluant de ce fait que le mercure dentaire constitue non seulement un risque irresponsable pour beaucoup d’adultes, mais aussi pour toute vie pendant et après la grossesse

     

    Sont d’avis

    que les autorités de l’Union Européenne, l’OMS ainsi que les Ministères nationaux de la santé doivent tenir compte de façon sérieuse de ces avertissements de plus en plus nombreux

    que la conclusion en est que le mercure doit être interdit dans les matériaux dentaires le plus vite possible

     

    Luxembourg, le 10 Novembre 2007

    Jean Huss

    AKUT asbl, LUXEMBOURG

    Dr. Kurt E Müller

    European Academy for Environmental Medicine e. V., GERMANY

    Marie Grosman

    Prof. agrégée de biologie, Association Non au mercure dentaire, FRANCE

    Prof. Boyd E. Haley

    Professor of Chemistry-Biochemistry, University of Kentucky, Lexington, USA

    Dr. Graeme Munro-Hall

    International Academy of Oral Medicine and Toxikology, UNITED KINGDOM

    Dr. Joachim Mutter

    Institute of Environmental Medicine and Hospital Epidemiology at the University Medical Center, Freiburg, GERMANY

    Prof. André Picot

    Directeur honoraire de Recherche CNRSPrésident de l`Assosication de Toxicologie - Chimie ATC, Paris, FRANCE

    Prof. Vera Stejskal

    Associate Professor at University of Stockholm and First Faculty, Charles University Prague; Danderyd, SWEDEN

    Pour signer l'appel

    http://www.akut.lu

    www.europaem.de


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  • Séminaires

    Sommaire

    1. Journée Colloque au Sénat du 17-01-2006 : Environnement et Santé - un défi de santé publique

    Sénat de Belgique - Belgische Senaat

    Environnement et maladies chroniques

    Un défi pour la santé publique

    Bruxelles 17-1-2006

    Etude clinique des conséquences sur l'organisme de l'exposition, à faibles doses, à des molécules de notre environnement quotidien

    Madame la Présidente,

    Mesdames et Mesieurs les Sénateurs

    Chers collègues,

    Mesdames, Messieurs

    Comme tous les généralistes, médecins de terrain, nous sommes régulièrement confrontés (le mot n'est pas trop fort) à des patients chroniques, malades depuis des mois, voire des années, porteurs d'un volumineux dossier, fait d'un ensemble d'examens et de symptômes variés, aspécifiques, souvent fonctionnels, porteurs d'un nondiagnostic ou d'une étiquette, trop facile de « psychosomatique», très couteux tant moralement que financièrement.

    Pourtant le handicap résultant, physique, psychique, relationnel, social et professionnel est important et souvent, sans commune mesure avec sa prise en considération par les autres.

    Dans ces cas, si les causes possibles peuvent être multiples, l'étiologie environnementale est encore peu abordée, et, malgré les mises en garde (pour rappel, l'appel de Paris de mai 2004), très souvent même, négligée.

    Le généraliste a-t-il la formation, les outils et les moyens de rencontrer, écouter, entendre et soigner efficacement ces patients ?

    La réponse devrait être oui, si l'on prend en compte quelques uns des principes de la médecine générale

    - Place du milieu environnemental, notamment familial et professionnel, du patient

    - Intervention précoce dans la demande de soins

    - Habitude de gestion simultanée d'ensembles de plaintes

    - Aptitude à la coordination d'un réseau d'intervenants

    Et pourtant insuffisant, si l'on s'en tient aux modèles d'exercice habituellement admis en médecine générale

    - soit exercice centré sur le diagnostic de maladie, par juxtaposition de fragments de chaque spécialité

    - soit exercice de première ligne, en dehors de l'hôpital et de ses moyens techniques de pointe

    Se pose donc, comme corollaire, la nécessité d'une approche systémique de l'organisme relié à son environnement, du patient et de sa pathologie.

    Cette approche globale considère la maladie comme la résultante de facteurs organiques, comportementaux et environnementaux et se situe dans le concept scientifique récent de la psychoneuroendocrinoimmunologie.

    Elle nécessite un modèle de connaissances spécifiques, impliquant des compétences scientifiques, notamment biologiques, et psycho-relationnelles approfondies.

    Faire l'impasse de l'un ou l'autre de ces aspects, est source de frustration pour le malade et pour son médecin.

    C'est dans ce cadre de réflexion, centré sur les malades et leurs pathologies, qu'a pris naissance le projet AIME.

    Il se veut une étude clinique de terrain, globale, interdisciplinaire et transfrontalière (Belgique fédérale, Grand Duché du Luxembourg, France, Allemagne) qui a pour objectif de faire le lien entre la présence, à faibles doses, de molécules toxiques dans notre environnement quotidien et l'augmentation des maladies dites de « civilisation »

    Le but, en s'intégrant à d'autres recherches, est d'en déduire des pistes diagnostiques, préventives et thérapeutiques.

    L'asbl Stop Poisons Santé est le porteur de ce projet, et à côté de partenaires confirmés, j'en suis le coordinateur.

    Dans nos pays industrialisés, nous nous trouvons face à deux types de situations de pollution environnementale

    1.  La présence temporaire, plus ou moins accidentelle, à concentration notable d'un polluant, contexte de la toxicologie classique

    2.  L'exposition de façon permanente mais à de faibles concentrations , d'une ou plusieurs substances chimiques (1000 nouvelles/an), objet du projet AIME

    L'impact sur l'organisme, de ces deux types de pollution va être différent :

    - dans le premier cas, perturbations et lésions d'apparition rapide, facilement détectables et mesurables, d'évolution prévisible. Toxicologie classique

    - dans le deuxième, réponse complexe et globale de l'organisme, se traduisant progressivement par des signes psycho-fonctionnels puis lésionnels beaucoup plus tardifs. L'évolution est incertaine mais très invalidante sur plan santé, y compris qualité de vie. Domaine de l'écotoxicologie

    Le problème :Comment mettre en évidence et évaluer cette réponse, à la fois, quantitativement et qualitativement ?

    La complexité des répercussions, sur l'organisme, de l'exposition chronique à de faibles doses de polluants impose de s'appuyer sur un modèle, simple outil conceptuel de compréhension, utile en vue d'actions futures.

    Dans notre étude clinique, le modèle scientifique utilisé se base sur les notions de milieu intérieur de Claude Bernard, père de la médecine expérimentale, les notions d'homéostasie et de biorégulation de Walther Cannon, Nobel de médecine, les concepts de stress de Selye et de système cybernétique de Laborit

    Dans ce modèle, nos cellules, tissus, organes ne sont en contact avec l'environnement qu'indirectement, par l'intermédiaire du milieu intérieur extracellulaire,soit plus ou moins 16 litres de solution colloïdale, siège des premiers stades de la maladie.

    Les échanges environnement / mer intérieure et vice versa se font au niveau de la peau et des muqueuses, respiratoires et digestives. Les échanges mer intérieure / organes et l'inverse au niveau des membranes cellulaires.

    La stabilité dynamique de l'ensemble, garante de notre santé et survie, est assurée par des systèmes biorégulateurs (nerveux, hormonal, immunitaire) et génétiquement, au niveau cellulaire, par l'expression correcte des gènes de l'ADN

    Les interconnections entres ces divers systèmes de régulation sont nombreuses et étroites. L'agression d'un des composants a automatiquement des répercussions sur l'ensemble.

    Si les capacités de régulation sont dépassées, la stabilité dynamique du milieu intérieur et nos possibiltés d'adaptation à l'environnement ne peuvent plus être maintenue. Notre santé ou capacité de survie est compromise, parfois de manière irréversible.

    Le projet AIME tente de répondre aux trois hypothèses posées 

    1. l'exposition chronique à de faibles doses de polluants est responsable de perturbations des biorégulations au sein de l'organisme

    2. Les conséquences en sont l'apparition de syndromes mal définis, d'abord comportementaux et fonctionnels, puis lésionnels par atteinte de la structure de l'ADN (facteurs génétiques) et/ou par trouble de fonctionnement du génome (facteurs épigénétiques)

    3. Il y aurait un polymorphisme et une susceptibilité génétiques, propre à chacun d'entre nous. Nous ne sommes pas tous égaux devant la pollution, ce qui implique dans sa prise de conscience, la notion de solidarité.

    Le projet AIME porte sur 300 patients, atteints depuis un an au moins, de pathologies chroniques, mal définies, peu expliquées et sans résultats thérapeutiques probants.

    Ils vont subir, après anamnèse et examen clinique spécifiques, auprès de partenaires scientifiquement reconnus, une batterie de tests innovants, bien documentés

    • métaboliques

    • immunologiques
    • génétiques
    • tests psychométriques
    • toxicologiques

    dans le but d'obtenir des algorithmes précoces d'état de santé, et des schémas diagnostiques préventifs, directement utilisables sur le terrain.

    Toutes les données receuillies sont soumises au traitement et à l'analyse statistique, par un service universitaire indépendant.

    La synthèse et les conclusions pourront, en dehors du projet AIME, être confirmées et validées par d'autres examens, notamment d'imagerie fonctionnelle (IRM, PetScan)


    Avant de terminer, et en vous les présentant, je voudrai remercier tous les partenaires associés au projet « Approche Intégrée en Médecine Environnementale »

    Depuis plusieurs mois (en fait au moins 2 ans), ils s'y sont impliqués avec ferveur, et y ont apportés compétences et rigueur scientifique.

    Ils ont permis que ce projet AIME soit aujourd'hui finalisé. Il n'y manque plus, pour le concrétiser, que la volonté, les soutiens et moyens financiers.

    En conclusion, le projet AIME n'est pas une fin en soi, mais un des éléments d'une approche globale, qui en s'intégrant à d'autres recherches, appliquées et fondamentales, apportera une réponse au défi des maladies de l'environnement. Ce defi implique pour les médecins

    • une formation scientifique interdisciplinaire

    • des aides techniques (les ambulances de l'environnement, les outils de détection de pollution chimique, électromagnétique)

    - des tests diagnostiques performants

    - des unités de soins spécialisées

    - des moyens biothérapiques nouveaux, comme les modificateurs de la réponse biologiques ou BRM

     

    Cette remise en question est certainement ambitieuse, certains diront utopique, mais c'est un moteur d'évolution et, pour nous, un premier pas pour répondre aux attentes pressantes, souvent désespérées, de nos malades et aux inquiétudes des parents que nous sommes, pour l'avenir de nos enfants et petits enfants.


    Je vous remercie de votre attention


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    Conférences

    1.  Congrès Interprofessionnel  de Médecine Intégrée du 31-03-2006 à Montpellier (C.I.M.I)

     Métaux toxiques et Santé - Approches biochimique et bioénergétique

    Description d'une batterie de tests biologiques

    • métaboliques

    • immunologiques
    • génétiques
    • toxicologiques

    dans le but d'obtenir des algorithmes précoces d'état de santé, permettant des mesures préventives et curatives adaptées.

    Ensemble de tests diagnostiques

    2. Groupe de Médecine du sport (Dr Joris) le 9/11/06

    Sport et Environnement

    Un corps sain dans un environnement sain. Intérêt d'une approche systémique.

    3. INSERM - JEUNES Verviers le 18/05/07

    La santé en mangeant

    Présentation powerpoint

    L'industrie agroalimentaire actuelle garantit-elle une nutrition exempte de risques sanitaires ?

    3. DODECAGROUPE SAMBREVILLE 21/06/07

    Médecine environnementale et le généraliste

    Intérêt d'une approche systémique. Présentation powerpoint


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